M O N T E N E U F
Ils sont moins connus que les célèbres alignements de Carnac. Pour autant, les alignements de Monteneuf sont tout aussi impressionnants qu’eux. Ces géants de pierre forment un vaste ensemble mégalithique datant du Néolithique. Composés de rangées de menhirs, de dolmens et de tumulus, ces alignements témoignent d’une organisation funéraire et rituelle ancienne.
Le site, entouré de landes et de bois, offre une atmosphère mystérieuse propice à la réflexion sur les pratiques et croyances des sociétés préhistoriques.
Au milieu des ajoncs et bruyères, les Menhirs de Monteneuf remontent aux origines de notre histoire. Près de la forêt de Brocéliande, 4500 à 3000 ans av. JC., les premiers agriculteurs de notre civilisation ont planté plus de 500 mégalithes dans les landes de Monteneuf. Schiste pourpre, ornés de lichen, ces monolithes forment 7 files orientées est-ouest. A quelques pas, des dolmens (pierres couchées) et des allées couvertes se nichent au pied des arbres.
Se promener librement au milieu de ces géants de pierre est une invitation à la déconnexion
En ce lieu secret, on peut y découvrir librement et toute l’année, plus de 500 menhirs. 42 d’entre eux ont été dressés en file par nos ancêtres de l’époque néolithique. Dolmens, maison néolithique, et espace de reconstitution ponctuent votre visite.
Monteneuf est une commune du Morbihan, située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Vannes. Village rural à taille humaine, Monteneuf se caractérise par un paysage bocager, des sentiers de randonnée et un patrimoine préhistorique et religieux notable. D’ailleurs, l’attraction la plus connue est l’alignement mégalithique et le parc mégalithique qui mettent en valeur des menhirs et des pierres dressées, témoins de l’occupation néolithique de la région. Le parc propose souvent des parcours pédagogiques expliquant les techniques de construction et la signification possible de ces monuments. A ce titre, des zones d’interprétation et de reconstitution se trouvent tout au long du parcours.
Une faune et une flore riches
Outre l’importance des mégalithes d’un point de vu historique pour le territoire de Monteneuf, la coexistence des éléments archéologiques et biologiques confère au site une valeur patrimoniale double : archéologique et écologique.
Au niveau de la flore, les champs de menhirs sont bordés de chênes, de hêtres et de châtaigniers dans les secteurs boisés voisins. Les lisières accueillent des arbustes tels que l’aubépine, le prunellier et le noisetier, formant des haies favorables à la biodiversité. Autour des pierres on retrouve des pelouses maigres, des landes à bruyères et ajoncs. Ces milieux calcaires et parfois superficiellement acides abritent des espèces herbacées adaptées à la sécheresse et au piétinement, comme la fétuque, le thym serpolet ou encore la moutarde sauvage. Enfin, l’humidité relative sous les dalles et au pied des arbres favorise un cortège de mousses et de lichens qui recouvrent souvent les surfaces des mégalithes, leur donnant patine et texture.
La faune quant à elle, est tout aussi riche. Mais lors de ma balade, j’ai pu faire la rencontre d’un couple de lézard vert. Pour les voir, ce qui est rare au vu de sa discrétion légendaire, il faut se fondre sous les ajoncs, entre les herbes sèches exposées au soleil, ou être en lisière de forêt. Pour ma part, j’évoluais sur le sentier dans la forêt. Le lézard vert peut atteindre 16 cm de long... sans compter sa queue, qui double la longueur de l’animal. Il vit principalement dans une grande partie de l’Europe de l’ouest et l’espèce est protégée.
Les femelles pondent les œufs, entre mai et juin, dans le sol ou sous les végétaux. Les œufs éclosent au bout de 10 semaines environ. Les jeunes sont au nombre de 10 à 20... et n’ont pas encore la couleur verte caractéristique des adultes.
Le lézard vert est omnivore. Friant d’insectes, de vers de terre et de larves, il se délecte également de petits fruits, mais aussi d’œufs d’oiseaux et de jeunes poussins.
Au mois de novembre, il entre en hibernation dans une souche, un terrier ou sous des débris végétaux. En février, il sort pour se chauffer au soleil... mais sa véritable activité ne reprend qu’à partir d’avril.
Vivant entre 5 et 15 ans, le lézard vert pâtit aujourd’hui de la forte régression de son milieu de vie naturel, réduit par les zones agricoles et urbaines. Ses principaux prédateurs sont les rapaces... et les chats.
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