P A R I S

Paris. Que dire d’elle si ce n’est qu’elle est notre capitale, la capitale vibrante de la France. Mêlant histoire, art et modernité, ses rues offrent des monuments emblématiques comme la Tour Eiffel, Notre-Dame, ou encore le Louvre. Des quais de la Seine à ses fabuleux monuments, laissez-moi vous montrer les lieux mythiques que j’ai pu visiter ou croiser.

Notre-Dame de Paris

Je ne pensais pas pouvoir un jour visiter Notre-Dame après l’incendie qui a ravagé la cathédrale en 2019. Pourtant, après de nombreuses années de reconstructions et un voyage dans la capitale pour une formation, la première chose qui m’est venu en tête fut “Il faut que je visite Notre-Dame !”. Je ne l’ai jamais connu avant. Mais découvrir pour la toute première fois l’intérieur a été un grand moment d’émotion. Ce fut à ce point que l’un des deux seuls clichés que j’ai pris de l’intérieur est celui situé juste au-dessus.

Pour rappel, Notre-Dame de Paris, chef-d’œuvre de l’architecture gothique, s’élève au cœur de l’île de la Cité comme un symbole durable de l’histoire et de la culture françaises. Commencée au XIIème siècle, la cathédrale se distingue par ses voûtes élancées, ses vitraux somptueux (notamment la rosace) et ses sculptures qui racontent des récits religieux et profanes. Son façonnement au fil des siècles témoigne des évolutions artistiques et techniques, mais aussi des restaurations qui ont préservé son prestige.

Au-delà de son aspect architectural, Notre-Dame a une place centrale dans la vie parisienne: lieu de culte, décor d’événements historiques et source d’inspiration pour artistes et écrivains. Malgré les dommages subis lors de l’incendie de 2019, la cathédrale demeure un point d’attachement émotionnel pour de nombreuses personnes, et les travaux de restauration reflètent un engagement collectif à conserver ce patrimoine pour les générations futures. Visiter Notre-Dame, c’est toucher du doigt une page vivante de l’histoire européenne.

Le louvre et sa pyramide de verre

Le musée du Louvre a une longue histoire qui s’étant du XIIème siècle à de nos jours. D’abord forteresse pour protéger Paris, résidence royale sous Charles V et François Ier qui initient des travaux dans un style Renaissance ou encore résidence d’artistes, ce n’est qu’en 1793 que le site devient Musée central des arts. A l’époque, on y présente des œuvres confisquées à la noblesse et à l’Eglise.

Au XIXème siècle, le musée s’enrichit considérablement (conquêtes napoléoniennes, donations, fouilles). De grandes campagnes de restauration et d’agrandissement (aile Denon, Richelieu) façonnent l’organisation actuelle des salles. Entre 1848 et 1871, le musée connaît de nombreuses crises et restructurations. Pour autant, il consolide ses collections et sa place culturelle au cœur de Paris.

Au XXème siècle, le Louvre devient un musée national majeur, modernise ses méthodes de conservation, catalogue et expose des chefs-d’œuvre mondiaux comme la célèbre toile Mona Lisa, ou la sculpture dite Vénus de Milo. Le public, devenant plus important, d’importantes rénovations ont lieu à l’aube du XIXème siècle.

Sous la présidence de François Mitterrand, le projet du Grand Louvre restructuré est lancé. L’architecte Ieoh Ming Pei conçoit la pyramide de verre inaugurée en 1989, devenue symbole moderne du musée et nouvelle entrée principale. Ces travaux permettent de regrouper et moderniser les espaces d’accueil, d’exposition et de conservation.

Aujourd’hui, le Louvre est l’un des plus grands musées du monde, réparti sur plusieurs départements (Antiquités orientales, égyptiennes, grecques, romaines, arts de l’Islam, peintures, sculptures, arts graphiques, objets d’art). Il attire des millions de visiteurs par an, combine missions de conservation, recherche et enseignement, et organise expositions temporaires internationales. Malgré cela, beaucoup de choses restent à faire, notamment en terme de sécurité des collections et du personnel.

A ce titre, le cambriolage rocambolesque survenu en octobre 2025, a montré de nombreuses failles en matière de sureté.

Le pont des arts

Juste en face du Musée du Louvre, se trouve l’un des plus célèbre pont de Paris : le pont des arts. Il est le symbole de l’élégance parisienne et de la vie culturelle de la ville, mêlant histoire, architecture et usages contemporains.

Le pont des Arts est un pont piétonnier construit au début de XIXème siècle et conçu par l’ingénieur Louis-Alexandre de Cessart et l’architecte Jacques Dillon. Il a été inauguré en 1804 sous le règne de Napoléon Ier. Mais endommagé au fil des intempéries et des guerres, de nombreux travaux de restauration on eu lieu entre 1981 et 1983.

Offrant des vues panoramiques sur la Seine, les quais et les monuments voisins, le pont des arts est un lieu prisé des promeneurs, des artistes et des photographes (m’étonnes !). C’est par ailleurs le fait que ce soit une galerie à ciel ouvert que le pont porte ce nom.

L’Assemblée Nationale devant la place de la Concorde

Siège de la chambre basse du Parlement français, l’Assemblée nationale se situe dans le Palais Bourbon, sur la rive gauche de la Seine, en face de la place de la Concorde et non loin des jardins des Tuileries. Cet édifice, mélange d’histoire, d’architecture classique et de symbolisme républicain, joue un rôle central dans la vie politique française.

Le Palais Bourbon a été construit à la fin du XVIIIème siècle pour Louise-Françoise de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV. Il a connu plusieurs transformations, notamment lors de la Révolution française et sous la IIIème République. Sa façade principale, donnant sur la Seine, présente un portique de style néoclassique avec des colonnes corinthiennes ; le côté qui fait face à la place de la Concorde est relié visuellement au grand axe qui traverse la capitale. A l’intérieur, nous pouvons retrouver des salons historiques, une hémicycle moderne et des décors officiels. L’hémicycle de l’Assemblée nationale, lieu des débats parlementaires, est aménagé pour favoriser la visibilité et l’échange entre députés.

De l’autre côté de la Seine, se situe donc la place de la Concorde. C’est l'une des plus grandes et des plus emblématiques places de Paris, située entre le jardin des Tuileries et l'avenue des Champs-Élysées, dans le 8ème arrondissement. Son histoire, son architecture et son rôle urbain en font un lieu central tant pour les Parisiens que pour les visiteurs.

La place de la Concorde fut créée au XVIIIème siècle sur l’ordre de Louis XV. Lors de la Révolution, son rôle était plus sombre puisqu'elle fut le site de nombreuses exécutions dont celle de Louis XVI en 1793. Durant cette période, son nom fut changé pour devenir place de la Révolution. Ce n’est qu’au cours de la Restauration et du Second Empire que la place fut réaménagée et renommée place de la Concorde afin de symboliser la réconciliation nationale. D’ailleurs, le nom de “Concorde” évoque la paix retrouvée.

Sur cette place, on retrouve une obélisque vieille de plus de 3000 ans, offerte à la France en 1830 par l’Egypte ; deux grandes fontaines réalisées au XIXème siècle par Jacques Ignace Hittorff ; huit statues représentant les grandes villes françaises comme Lille, Lyon, Bordeaux ou encore Marseille.

Les invalides 

Officiellement nommé l’Hôtel National des Invalides, les Invalides sont un ensemble architectural et historique majeur situé dans le 7ème arrondissement de Paris. Construit à la fin du XVIIème siècle sur ordre de Louis XIV.

Les Invalides ont été conçus par l’architecte Libéral Bruant, puis complété par Jules Hardouin-Mansart avec l’ajout notamment du célèbre dôme doré de l’église du Dôme. L’ensemble se compose de cours, bâtiments symétriques, une vaste esplanade et jardins. Le Dôme des Invalides, reconnaissable à sa coupole dorée, est l’un des exemples les plus aboutis de l’architecture classique française. La chapelle royale sous la coupole abrite le tombeau de Napoléon Ier transféré en 1840. Le sarcophage de porphyre est posé sur un cénotaphe de marbre.

À l’origine, l’Hôtel des Invalides était un hospice et une caserne pour soldats invalides. Les bâtiments accueillaient logement, soins, ateliers de travail et chapelle. Aujourd’hui, le site est multifonctionnel puisqu’il s’agit d’un lieu de mémoire militaire regroupant plusieurs musées et une caserne militaire toujours en service. Il n’est pas rare non plus, qu’aient lieux des cérémonies officielles et réceptions militaires. Le complexe reste, d’ailleurs, lié aux commémorations nationales.

Merci pour l’info !

Les musées des Invalides sont au nombre de trois. On y retrouve :

  • Le musée de l’Armée : l’un des principaux musées militaires du monde qui regroupe des collections d’armes, d’armures, d'uniformes, médailles, objets historiques couvrant l’Antiquité jusqu’au XXème siècle. Il se compose d’expositions permanentes et temporaires sur l’histoire militaire, les campagnes, les évolutions techniques et l’iconographie guerrière.

  • Le musée des Plans‑reliefs : ensemble de maquettes militaires montrant des fortifications et villes fortifiées, utile pour comprendre les stratégies et l’urbanisme militaire.

  • Le musée de l’Ordre de la Libération et autres espaces commémoratifs dédiés aux résistants et grands faits d’armes français.

Un lieu tristement célèbre devenu un lieu de lumière 

La cathédrale de la Sainte-Trinité est un lieu de culte orthodoxe russe récemment inauguré dans la capitale. Elle se distingue par une architecture qui mêle des éléments traditionnels russes à des touches contemporaines, s’insérant le long de la Seine dans un quartier qui a fait l’objet de rénovations urbaines.

La cathédrale est le fruit d’un projet destiné à accueillir la communauté orthodoxe russe de Paris et à renforcer la présence culturelle et religieuse russe dans la ville. Sa création s’inscrit dans un contexte diplomatique et culturel, avec la volonté de promouvoir le patrimoine religieux orthodoxe. De ce fait, elle mélange le style byzantin à des éléments contemporains. A l’intérieur, la décoration est riche d’iconographies. On retrouve également une iconostase (cloison ornée d’icônes séparant le sanctuaire de la nef), des fresques et icônes traditionnelles. L’acoustique y est pensée pour les chants liturgiques.

La dame de fer

La Flamme de la Liberté est une sculpture en bronze doré située près du pont de l'Alma, à Paris, sur le terre-plein au-dessus du tunnel de l'Alma, non loin de l'embarcadère et de l'avenue Gabriel. Offerte à la France en 1989 par la Société des Amis de la Constitution américaine et par la communauté américaine en France, elle commémore le centenaire de la Statue de la Liberté. Sa forme reproduit la flamme que tient la Statue de la Liberté à New York.

Haute d'environ 3,5 mètres, la Flamme de la Liberté est réalisée en bronze doré et repose sur un socle, entourée d'une grille et d'un aménagement paysager discret. Initialement symbolique et commémorative, la flamme a acquis une dimension particulière à partir de 1997. En effet, elle est devenue un lieu de recueillement spontané pour rendre hommage à Diana, princesse de Galles, décédée dans le tunnel de l'Alma le 31 août 1997. Des fleurs, des couronnes, des messages et des objets commémoratifs s'accumulaient régulièrement autour de la flamme, transformant le monument en mémorial informel.

De l’autre côté du pont de l’Alma, se trouve un drôle d’édifice qui en apparence semble être une mosquée. Pour autant, il s’agit en réalité d’une cathédrale à l’architecture remarquable.

La cathédrale de la Sainte-Trinité est un lieu de culte orthodoxe russe récemment inauguré dans la capitale. Elle se distingue par une architecture qui mêle des éléments traditionnels russes à des touches contemporaines, s’insérant le long de la Seine dans un quartier qui a fait l’objet de rénovations urbaines.

Elle est une icône mondiale. Elle est un chefs-d'œuvre de l’ingénierie du XIXème siècle. Elle est le symbole de notre pays. La Tour Eiffel n’est plus à présenter. Pour autant, laissez-moi vous raconter son histoire et son impact culturel.

La Tour Eiffel fut commandée pour l’Exposition universelle de 1889 afin de célébrer le centenaire de la Révolution Française. Gustave Eiffel, ingénieur et entrepreneur, fut le visage le plus connu du projet, mais la conception structurelle revient principalement à Maurice Koechlin et Émile Nouguier (ingénieurs de la société Eiffel) et au dessinateur Stephen Sauvestre qui a apporté les éléments décoratifs. À sa proposition, la tour suscita de vives critiques d’artistes et d’intellectuels qui la jugeaient "monstruosité" industrielle. Malgré cela, elle fut achevée et rapidement adoptée comme symbole technologique.

La Tour est repeinte régulièrement, environ tous les 7 ans, pour protéger le fer de la corrosion. La couleur utilisée est dite "brun Tour Eiffel" mais les nuances varient selon les campagnes de peinture. Les couches de peinture successives peuvent totaliser plusieurs centaines de tonnes de peinture utilisées au fil des ans.

La tour Eiffel en chiffres

✧ 2,5 millions : c’est le nombre de rivets. En réalité, il pourrait y en avoir plus.

✧ 20 000 : c’est le nombre d’ampoules scintillantes en plus de celles prévues pour l’éclairage de la tour.

✧ 18 038 : c’est le nombre de pièces métalliques en Fer puddlé assemblé par rivetage.

✧ 7 300 : c’est le nombre de tonnes pour la structure métallique.

✧ 1 710 : c’est le nombre de marches jusqu’au sommet.

✧ 324 : c’est la hauteur total en mètres, avec antennes. la hauteur varie légèrement en fonction des antennes installées et/ou démontées, de la peinture et de la neige. Les températures sont aussi varier la hauteur de la tour. Initialement, lors de l’achèvement, la tour mesurait 312 mètres.

✧ entre 150 et 300 : c’est le nombre d’ouvriers estimés sur le chantier. Dans l’usine de Levallois-Perret, 150 ouvriers œuvraient à la construction des pièces pour le chantier.

Le pont Bir-Hakeim

Attirant plusieurs millions de visiteurs par an, la tour a un impact économique important sur le tourisme parisien et la filière hôtelière, restauration et commerce local. Sa fréquentation influence les dynamiques urbaines et la mise en valeur du quartier du Champ-de-Mars. Par ailleurs, elle inspire les artistes issus du cinéma, de la peinture ou de la photographie.

Mais outre sa fonction touristique, la tour sert d’antenne de transmission (radio, TV) et d’espace d’expérimentation. D’ailleurs, ses illuminations et projections sont devenues des moyens de comunication culturelle et politique lors d’évènements nationaux et internationaux.

Inauguré en 1905 sous le nom de pont de Passy, le pont Bir-Hakeim a été rebaptisé ainsi en 1948 en mémoire de la bataille de Bir Hakeim où des FFI ont tenu face à l’Africa Korps en 1942.

Le pont, dans un style métallique en acier mêlant utilité industrielle et élégance décorative typique du début du XXème siècle, comporte un tablier supérieur réservé à la circulation piétonne et automobile, puis un tablier inférieur supportant une ligne de métro.

L’alignement du pont offre l’un des cadrages photographiques et cinématographiques les plus célèbres sur la Tour Eiffel, particulièrement depuis la rive droite en direction de la tour visible au bout du pont.

D’ailleurs, en tant que photographe, le pont Bir-Hakeim est une source riche d’images : contrastes métalliques, géométrie répétitive et vues iconiques de Paris se prêtent bien au noir et blanc comme à la couleur.

Plus de clichés