PLOEMEUR
Ploemeur est une commune qui allie littoral dynamique, paysages ruraux et mémoire maritime. Bordée par l’océan Atlantique et la rade de Lorient, elle offre des plages de sable fin, des criques sauvages et un front de mer animé. Son tissu urbain mêle quartiers résidentiels, zones artisanales et vestiges historiques, tandis que la vie associative et culturelle y est particulièrement vivace. Terre de traditions bretonnes et port d’attache de nombreux marins, Ploemeur séduit par son cadre naturel propice aux promenades, aux sports nautiques et à la photographie, tout en restant proche des services et des infrastructures de Lorient.
Le joli port de Lomener
Le port de Lomener n’est pas le plus grand du Morbihan mais il en demeure pas moins qu’il a deux vocations qui sont la plaisance et la pêche. Situé face à l’île de Groix, il est abrité dans une anse rocheuse et par une digue, ce qui offre une atmosphère marine intimiste.
J’avoue que le site est l’un de mes spots favoris pour faire de la photographie, notamment en hivers où les tempêtes font s’écraser les vagues contre la digue.
Kerroc’h est un petit secteur côtier de Ploemeur. Le nom Kerroc’h, d’origine bretonne, se compose de "ker" (village, lieu habité) et "roc’h" (roche), évoquant ainsi un site lié à la pierre et à l’occupation humaine. Ce toponyme reflète l’identité maritime et rurale du lieu.
Située à proximité de plages, de criques et de pointes rocheuses typiques du littoral morbihannais la côté alterne entre estran rocheux, petites plages de sable et de falaises basses. Les rochers battus par les vagues créent des compositions photogéniques, propices aux prises de vues en noir et blanc comme en couleurs.
Discret mais plein de caractère, révélant la beauté singulière du littoral breton, Kerroc’h est un terrain d’exploration pour qui aime les paysages marins, la photographie et la sérénité des petits hameaux côtiers.
Kerroc’h et son phare
Un fort bloqué dans l’eau
Fort-Bloqué est aussi l’un des quartiers côtier de Ploemeur. Le nom « Fort-Bloqué » évoque des aménagements défensifs et l’importance stratégique de la baie de Lorient depuis les époques modernes. Il faut dire que la région est marquée par la présence militaire liée à la rade et aux chantiers navals de Lorient. Des vestiges de fortifications et ouvrages côtiers peuvent encore être perçus, inscrivant le site dans une continuité historique de défense maritime.
Justement, à Fort-Bloqué, on retrouve un vestige de ce passé militaire qui aujourd’hui est le symbole même du quartier. Je veux bien entendu parlé du Fort de Kéragan, dit le Fort Bloqué.
Uniquement accessible à marrée basse, le fort est construit entre 1747 et 1758 afin de lutter contre la prétention dominatrice de l'Angleterre, à la suite de la Guerre de succession d'Autriche.
Pour la petite histoire, à la mi-octobre 1746, les Anglais avaient fait le siège de Lorient, qui servait de base à la compagnie française des Indes orientales, concurrençant ainsi la Compagnie britannique des Indes orientales ; il fallait donc l'éliminer. Ils pillèrent la péninsule de Quiberon. Le duc de Penthièvre, amiral de France et gouverneur de Bretagne, donna l’ordre alors de construire des fortifications (dont le fort de Penthièvre, le fort Cigogne et le premier fort de la pointe du Talud, en Ploemeur) pour protéger Lorient. La construction du fort de Keragan sur « l'islette de Kergan » (une simple butte formant îlot à marée haute où deux petits canons avaient été transportés lors du siège de Lorient), commença en 1748 et s’acheva en 1758. La batterie « en fer à cheval », ouverte vers le continent, fut équipée de 4 canons, servis par quelques canonniers ; ses tirs, pouvant être croisés avec ceux de la pointe du Loch, construite en 1756. Il servait essentiellement à couvrir la citadelle de Port-Louis et à sécuriser l'estuaire de la Laïta.
En 1846, le fort fut équipé d'un réduit "type 1846 n°2" et fut l'un des quatre forts les plus importants pour la défense de Lorient pendant la seconde moitié du XIXème siècle. En 1871 la batterie fut complètement fermée par la construction d'un mur en arc de cercle, formant un fortin ; l'usage populaire le nomma alors "Fort-Bloqué". Ses murs, résistant mal à l'usure du temps et à l'assaut des tempêtes nécessitèrent de constants travaux d'entretien.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le fort fut intégré au mur de l'Atlantique allemand, mais aucune mention n’est faite concernant son armement et sa fonction. Le fort est finalement vendu en 1967, devenant propriété privée, avant d'être rénové dans les années 1970.
La plage du Pérello
Construit à la fin du XIXème siècle pour améliorer la sécurité de la navigation le long de la côte morbihannaise, le phare de Kerroc’h a été pensé pour signaler les hauts fonds et les rochers dangereux de la baie. Il s’inscrit dans une tradition de balisage maritime devenue essentielle avec l’intensification du trafic côtier.
Comme beaucoup de phares bretons, il a connu des évolutions techniques (électrification, modernisation de l’optique) et a souvent été adapté aux besoins contemporains de navigation.
Le phare présente une silhouette sobre, typique des constructions utilitaires de l’époque : tour en maçonnerie robuste, souvent peinte en blanc ou présentant des marques distinctives pour être visible de jour. Sa hauteur et la portée de son feu ont été dimensionnées pour couvrir les secteurs dangereux aux alentours ; l’ensemble est conçu pour résister aux vents et embruns marins
La plage du Pérello est une petite anse discrète que j’ai trouvée par hasard en promenant sur le sentier côtier. Elle se distingue par son cadre à la fois sauvage et intime : sable fin mêlé à des zones de galets, rochers sculptés et herbus littoraux qui encadrent la mer.
Le lieu est magnifique et très photogénique. J’ai beaucoup aimé m’exercer en ce lieu.
